04 avril 2007
Nicolas Sarkozy améliore les finances publiques !!!!
L'Institut Rexecode, premier centre français d'analyse et de prévisions macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics, a rendu public le deuxième volet de son analyse des programmes économiques. Sa conclusion est sans appel : les propositions de Nicolas Sarkozy sont les seules à améliorer les finances publiques.
Nous vous proposons donc un résumé de l'analyse de l'institut Rexecode :
Résumé DE L’’INSTITUT INDEPENDANT REXECODE SUR LES PROGRAMMES ECONOMIQUES DES CANDIDATS :
"Le débat sur le chiffrage des projets économiques des candidats à l’élection présidentielle a révélé les attentes de l’opinion et aussi ses inquiétudes. Coe-Rexecode a pris le risque de proposer une analyse économique des mesures les plus significatives présentées dans le débat. Ce travail ne comporte pas de jugement d’ensemble sur les programmes des candidats (dont l’économie n’est au demeurant qu’un aspect). Il se cantonne à un éclairage sur les effets attendus des principales propositions économiques sélectionnées sur deux thématiques majeures : le travail et les finances publiques. Il ne revient pas sur le « chiffrage des mesures » et retient les chiffres budgétaires affichés par les candidats.
Le premier volet publié le 14 mars concernait « les programmes et le travail ». Il se penchait sur les propositions des trois candidats, Monsieur Bayrou, Madame Royal, et Nicolas Sarkozy sur le sujet. Il concluait à un écart significatif de l’impact des mesures en termes d’emploi et de croissance. Le deuxième volet, qui est publié aujourd’hui, porte sur les finances publiques. Le critère retenu est l’impact attendu sur la dette publique. Il montre des écarts importants entre l’évolution probable de la dette publique mais aussi la nécessité, quelles que soient les mesures affichées actuellement, d’infléchir durablement la progression des dépenses publiques.
Rappel du Premier volet : en ce qui concerne l’impact économique des mesures des trois candidats concernant le travail, le résumé est le suivant :
- Programme de Monsieur Bayrou : les mesures proposées ont des effets contraires. La baisse des cotisations sociales sur les heures supplémentaires est favorable à l’emploi. L’effet des « emplois francs » est difficile à analyser mais clairement positif. La concentration des allègements en charges sociales (augmentation de 9 milliards d’euros par rapport à la situation actuelle) est en revanche très pénalisante pour l’emploi et la croissance.
- Programme de Madame Royal : la hausse du Smic à 1 500 euros est défavorable à l’emploi et pourrait conduire à la suppression d’environ 50 000 emplois. La suppression du CNE pourrait supprimer 30 000 emplois. La création d’« emplois tremplins » est une nouvelle forme d’emplois aidés, impliquant des créations d’emplois dont la durabilité est incertaine. Les charges fiscales supplémentaires nécessaires au financement conduiraient à terme à une baisse de l’emploi et du PIB et à un nouveau recul de la compétitivité et du pouvoir d’achat moyen.
- Programme de Monsieur Sarkozy : la mesure d’exonération (cotisations sociales et impôt sur le revenu) des heures supplémentaires est favorable à l’emploi et pourrait créer de l’ordre de 120 000 emplois (et 60 000 équivalents emplois sous forme d’allongements de la durée de travail). Les effets de long terme seraient d’autant plus importants que les mesures auraient réussi à stimuler un allongement structurel de la durée du travail permettant de restaurer la compétitivité.
En ce qui concerne le deuxième volet sur les finances publiques, nous avons cherché à mieux comprendre la cohérence et la compatibilité entre les chiffres et à rendre ceux-ci comparables. Les hypothèses de croissance affichées dans les programmes sont différentes. Nous avons donc retenu pour une comparaison valable le même taux de croissance du PIB (2% par an en moyenne, soit un peu plus que la tendance passée, avec une variante à 2,5 %). De nombreuses annonces ont été faites concernant des dépenses nouvelles, des économies de dépenses, des normes d’évolution de la dépense publique totale, ainsi que des objectifs de réduction de la dette publique. Il est nécessaire de les comparer dans une présentation homogène à caractère économique.
Une difficulté d’interprétation des mesures est que les coûts sont affichés en écarts (en « plus » ou en « moins ») sans que la perspective centrale des comptes publics ne soit explicitée dans aucun projet. Or, l’évolution future des dépenses publiques ne dépend pas que des mesures annoncées, mais d’orientations qui restent à préciser (maladie, retraite, etc…). Pour évaluer la dette publique d’ici 2012, nous sommes contraints de construire un compte de référence des administrations publiques (hors application des mesures chiffrées dans les programmes).
La première idée qui vient à l’esprit est de retenir un compte tendanciel. La stricte prolongation des tendances passées conduit à des résultats peu acceptables (déficit public de 4,1 % du PIB, dette publique de 70,6 % du PIB en 2012). Nous avons donc retenu pour établir le compte de référence des hypothèses beaucoup plus rigoureuses, en rupture avec les tendances antérieures et qui supposent pas conséquent des réformes dans plusieurs domaines.
En appliquant à ce compte de référence les mesures affichées dans les programmes, on constate que pour l’un des projets (S. Royal) l’objectif affiché de diminution du poids de la dette publique dans le PIB est tout à fait incompatible avec les mesures budgétaires annoncées. Dans les deux autres cas (F. Bayrou et N. Sarkozy), la stabilisation de la dette est envisageable sous la réserve stricte que les économies de dépenses (et les mesures d’ajustement des prélèvements obligatoires) annoncées et prises en compte dans les chiffrages soient toutes effectivement mises en oeuvre, qu’elles soient aujourd’hui clairement spécifiées ou restent forfaitaires. Dans cette hypothèse, le poids de la dette publique dans le PIB serait en 2012 de 64,9 % dans le programme de N. Sarkozy et de 65,7 % dans le programme de F. Bayrou (soit 18 milliards d’euros d’écart en 2012).
Dans l’hypothèse où la croissance française serait en moyenne de 2,5 % par an de 2007 à 2012, le poids de la dette publique pourrait revenir vers 60 % dans les deux cas, le léger écart subsistant.
Dette publique en pourcent du PIB en 2012
Aujourd'hui F. Bayrou S.Royal N. Sarkozy
1. Croissance à 2 % par an 64,6 65,7 69,9 64,9
2. Croissance à 2,5 % par an 64,6 62,6 66,7 61,7
Hypothèses :
1. Une forte inflexion en baisse de la progression spontanée des dépenses publiques (assurancemaladie, retraites, collectivités locales) est supposée dans le compte de référence commun aux trois cas ;
2. On suppose en outre la pleine application des programmes d’ici 2012.
En conclusion, dans une hypothèse de croissance économique comprise entre 2 % et 2,5 % par an (ce qui est plus que la moyenne des quinze dernières années), la stabilisation et a fortiori le recul de la dette publique d’ici 2012 exigera des efforts considérables qui ne sont pour l’instant que partiellement chiffrés.
Nous n’avons pas tenu compte à ce stade de l’effet sur la croissance économique et l’emploi des mesures concernant le travail sur les équilibres macroéconomiques (volet n° 1 de cette étude). Si on en tenait compte, à partir du scénario 1 ci-dessus (hypothèse centrale de 2% de croissance) le déficit public et le poids de la dette publique dans le PIB seraient un peu plus faibles que dans le tableau précédent dans le programme N. Sarkozy, très peu modifiés dans le programme F. Bayrou et plus élevés dans le programme S. Royal. Les chiffres du poids de la dette publique seraient de 66,1 % dans le programme F. Bayrou, 70,6 % dans le programme S. Royal, 63,6% dans le programme N. Sarkozy.
L’impact sur l’économie
Une autre question concerne les conséquences économiques des mesures concernant les finances publiques. Nous ne proposons pas de chiffrage. Nous constatons en effet que des économistes tous éminents ont des avis très divergents sur les conséquences économiques d’une augmentation (ou d’une baisse) de la dépense ou de la dette publique, avis dans lesquels se mêlent des considérations de court terme et des considérations de long terme. Il n’y a pas de consensus sur les effets des finances publiques.
Nous avons pour ce qui nous concerne une conviction largement développée dans notre dernier ouvrage Demain l’emploi si… La forte croissance mondiale (qui est probablement durable compte tenu de l’émergence de très grandes économies) est pour nous une opportunité. Mais il est crucial pour en bénéficier de réussir à replacer notre économie sur une trajectoire de compétitivité positive. Il faut pour cela rompre avec l’addition de charges publiques trop orientées vers la consommation immédiate et trop peu vers la préparation de l’avenir (enseignement supérieur, recherche, investissement), que nous refusons de surcroît de financer en reportant les échéances sur la prochaine génération. Dans ce contexte, de nouvelles augmentations de la dette publique seraient défavorables à la croissance.
Indiquons pour terminer que nous ne modifierons plus le contenu de notre site Internet jusqu’à la campagne officielle et que nous le fermerons à cette date."
Bonne journée !!! et votez Sarkozy !
Bientôt les éléctions présidentielles !!!
Il reste peut de temps avant les éléctions présidentielles, il est désormais nécessaire de choisir votre candidat !!! C'est pourquoi nous vous proposons de vous mobiliser autour de nicolas Sarkozy! Pourquoi ? C'est très simple , c'est le seul candidat :
- bénéficiant d'une aussi grande expérience de gestion locale et ministérielle réussie ;
- ayant rassemblé, non seulement toute sa famille politique, mais bien au-delà avec une partie significative de l'UDF et des déçus du socialisme (comme La Diagonale ...) ;
- proposant, selon l'analyse de l'institut économique indépendant Rexecode, le seul programme qui puisse relancer la croissance et l'emploi en s'appuyant sur la récompense de l'effort, du travail et du mérite ;
- étant jugé, par les Français comme le plus crédible pour garantir leur sécurité, lutter efficacement contre l'immigration clandestine et répondre aux attentes des habitants des banlieues ;
- ayant le courage d'aborder, sans tabou, les questions majeures pour notre pays comme celle de l'identité nationale
Nicolas Sarkozy est aussi le seul à s'engager concrètement pour:
- augmenter le pouvoir d'achat par l'exonération sociales et fiscales des heures supplémentaires ;
- promouvoir l'accès à la propriété par la déduction des intérêts des emprunts de l'impôt sur le revenu ;
- soumettre le regroupement familial à des conditions liées au logement, au travail et à la connaissance du français ;
- valoriser le travail en imposant aux bénéficiaires de minima sociaux une contrepartie à apporter à la société ;
- s'engager contre la délinquance en instituant des peines incompressibles pour les multirécidivistes ;
- supprimer des droits de succession pour 95 % des Français.
Voila , nous pensons qu'il s'agit d'arguments suffisants pour faire pencher la balance nettement en sa faveur !!
Bonne journée
27 mars 2007
Titre V du "Contre-Pacte Présidentiel"
Titre V : La présidente de la lutte contre toutes les formes de violences
Le constat de la candidate est simple. La violence se fait chaque jour un peu plus pesante, la société se radicalise, d’où le sentiment prolongé d’insécurité ressenti par un nombre certain d’habitant. Cette violence est multiple et se manifeste sous plusieurs formes, routière, morale, domestique, scolaire, sportive, raciale, professionnelle, elle envahit toute les strates de la société et tous les aspects de la vie.
Si la description est juste on ne peut que relever le manque d’analyse : il n’y a pas d’interrogations sur les causes, sur l’origine de cette violence. Le PS dénonce des violences, lance un débat mais ne prend pas le temps d’y répondre. En revanche il est assez intéressant de voir qu’il en profite pour attaquer le gouvernement… paradoxal non ?
La banalisation de la violence n’est pourtant pas nouvelle. Si elle semble s’accentuer, cela fait bien plus de 5 ans qu’elle s’est imposée comme l’un des problèmes les plus aigus de notre société. N’oublions pas que c’est principalement sur cette question que le gouvernement Jospin avait échoué, il y a donc de quoi se réjouir en voyant que le PS a décidé de se réveiller et de s’emparer de la question.
Face à ces phénomènes, à défaut d’en proposer une analyse globale, Madame Royal propose deux grands types de solutions : La police de proximité ainsi que la généralisation de peines alternatives a visée éducative. Pourtant, si la société se radicalise, il apparaîtra peut être plus profitable, avant de se lancer dans les sophistications pénales et policières de prendre le temps de réfléchir à ce que représentent ces nouvelles formes de violences au sein de nos sociétés.
50- Rétablir la civilité
Rappelons peut être ce qu’est la civilité. On
-Apprendre aux enfants a régler leurs conflits par le dialogue plutôt que par la violence
-La sécurisation des transports par l’augmentation des personnels et des équipements (soit des caméras et des policiers)
-La nomination de gardiens pour les bâtiments sociaux
Ces mesures, lorsqu’elles ne reprennent pas ce qui a déjà été fait se révèlent être assez lacunaires. En effet, c’est aussi avec les parents que s’apprend la civilité, et cette dernière ne se limite pas à la simple gestion des conflits mais dans son rapport le plus intime avec autrui. Or rien n’est proposé pour réhabiliter le vivre ensemble. Au contraire, le PS ne s’attaque qu’aux manifestations parcellaires d’un phénomène aux formes multiples sans avoir pris la peine d’en définir le diagnostic précis. Aucune mesure d’associations des parents, pas de remaniement du cours d’éducation civique ni de campagne de sensibilisation. Quant au deux autres mesures, elles s’inspirent de fait de ce qui est fait par le gouvernement.
51- Renforcer la présence des adultes à l’école
Il s’agit là d’une mesure proposée dans un titre précèdent. Si elle semble donc tenir du remplissage plutôt que de la mesure de fond, elle à le mérite d’éclaircir certains points sujets a interrogations dans le titre précèdent. En effet, les adultes en questions sont des surveillants et non des répétiteurs, des emplois jeunes ou autres. On reverra également l’idée du surveillant dans la salle de classe pendant le cours. Nous sommes ici face à une lutte contre les manifestations de la violence mais pas pour la restauration de l’autorité du professeur ou de l’adulte en lui-même. En effet, quid des personnels sociaux ? Quelle est l’utilité de l assistante sociale contre la violence des élèves ? Si l’on opte pour des mesures sans constat analytique préalable, quel intérêt ? Faut il penser ici que le PS diagnostique la violence comme relative a une situation sociale ou plutôt comme un phénomène culturel ?
52- Agir contre les mineurs violents.
Cette proposition regroupe 4 grandes mesures. Premièrement, une politique de prévention et d’encadrement éducatif organisé par des tuteurs. On est d’emblée dans le flicage et pas dans l’éducation préconisée par le PS encore que le rôle de ces tuteurs reste flou et cet encadrement bien mal défini en termes de moyens et d’organisation. Cette opacité dans l’annonce s’avère être une technique classique de la candidate.
Dans un second temps, elle insiste sur le renforcement des brigades pour mineurs dans les commissariats de zones urbaines sensibles. C’est une bonne idée mais il aurait fallu approfondir le lien avec les autres brigades et avec la fameuse police de proximité qu’elle souhaite réinstaurer.
Suite à cela, elle appelle à des sanctions plus fermes et plus rapides. C’est là une déclaration d’intention (encore et toujours). Il n’y a rien sur les procédures à suivre si ce n’est la promesse d’un plan d’urgence, l’élection étant la condition de la réflexion.
Enfin et c’est le point le plus polémique de la proposition, elle veut extraire les mineurs de la délinquance via le développement de peines alternatives, soit par l’impossibilité d’envoyer un mineur en prison sauf en cas d’agression. S’il faut veiller a lutter contre la délinquance il ne faut pas non plus chercher à déresponsabiliser les mineurs violents. La peur du gendarme n’est plus forcement suffisante face à la délinquance d’aujourd’hui qui est de plus en plus violente. En outre, la question de l’internement en centre fermé ne règle pas la question de la délinquance. Qu la formation. Il
53- La loi cadre contre la violence domestique
La violence domestique se présente chaque jour un peu plus comme la résurgence la plus brutale et la plus archaïque de la domination de l’homme sur sa famille. S’il faut bien sur veiller à lutter contre ce phénomène, la candidate ne détaille pas le contenu de sa loi, précisant juste qu’elle visera tous les points de la question. C
La référence a la ley integral contra la violencia de genero votée des 2003 par le gouvernement espagnol est si flagrante que le fait de ne pas la mentionner s’apparente presque a une tentative de plagiat.
54- La police de proximité
Cette réforme de la police s’articule autour de trois grandes mesures. La première vise a la remise en place de la police de proximité crée sous le précédant gouvernement socialiste et dissoute dés 2002. Si les candidats sont tous d accord sur la reformation de la police de proximité, n’oublions pas qu’en 2002, Jospin ayant échoué sur le dossier de l’insécurité, il semblait logique de chercher à traiter le problème d’une autre manière. La seconde vise au redéploiement des effectifs policiers dans les zones sensibles, la dernière à concentrer les effectifs les plus expérimentés dans les zones les plus sensibles contre des avantages professionnels. Si ces deux mesures sont des idées réalistes et pragmatiques, elles sont déjà mises en partie en œuvre par le gouvernement.
55- L’aide aux victimes
S’il convient de vouloir briser la loi du silence, il faut prendre garde au risque de victimisation. Aussi, autant le détachement de personnels sociaux au sein des commissariats s’avère nécessaire, la possibilité de porter plainte sur Internet est une idée dangereuse. La plainte n’est pas un acte anodin ou gratuit réalisable au bout du clavier, elle implique une certaine responsabilité, aussi, s’il faut veiller a en faciliter les modalités, il ne faut pas la banaliser, cela ne rendrait pas service aux victimes. Aussi, à ce sujet, plutôt que de mettre un avocat à disposition après la plainte, cette dernière devrait être préparée à l’aide de conseillers juridiques attachés aux commissariats. Cela permettrait de respecter les impératifs d’accueil, de responsabilisation et d’efficacité des services.
56- Doubler le budget de la justice
La justice française est pauvre, elle manque de moyens c’est un fait. Aussi on ne peut qu’accueillir avec beaucoup de satisfaction cette proposition. Néanmoins elle ne creuse pas suffisamment son sujet. En effet, si le déficit en moyens est énorme, la machine juridique mériterait aussi une bonne révision tant elle accuse un nombre certains d’archaïsmes qui ralentissent son action et contribuent a son discrédit. Aussi, plus qu’une politique des moyens, c’est d’abord d’une refonte structurelle et procédurale dont la justice a besoin si elle veut gagner en rapidité et en efficacité. Le PS occulte les débats de fonds sur la réforme de la justice suite à l’affaire d’Outreau. Pas de réforme de la magistrature ni de bilan d’aucune sorte. Malheureusement il ne suffit pas d’acheter des chaises pour rendre justice.
57- L’accès des plus modestes a la justice
Si la Justice est un droit pour tous elle n’est pas gratuite. Il est donc nécessaire que l’Etat veille à favoriser l’accès de tous aux services juridiques fondamentaux. Trois mesures sont proposées. Les deux premières, le renforcement de l’aide juridictionnelle et des maisons du droit sont rattachables à la proposition précédente, il s’agit des moyens et des instruments de la justice. Quant
58- Protéger les citoyens
Le problème abordé ici est celui de la gestion de la détention et du respect des droits des détenus. Aussi, si elle rappelle l’impératif de la présence de l’avocat et du respect des délais pour la garde a vue de manière à stigmatiser la police sous le signe de l’arbitraire, elle évite soigneusement de s’aventurer sur le terrain des questions carcérales.
Le PS évite la question des moyens à allouer aux prisons pour mettre l’accent sur les peines alternatives. Il est sur que la promesse de la construction d’une prison n’est pas politiquement très payante, pour autant elle est nécessaire en vue de « protéger les citoyens » et cela des deux cotés des barreaux. Aussi, cette proposition dresse en contrechamp le portait de la prison comme règne du non droit, comme un bagne ferment de la récidive. Elle
La violence se répand dans la société sous des formes multiples. Derrière cette diversité malsaine se dessine un phénomène culturel de fond qui se double d’une situation sociale favorisant les explosions de violence. Les mesures proposées ici ne font que s’attaquer à des points partiels des diverses formes du problème et cela pour une raison simple : le PS n’a pas pris le temps de réfléchir à ce que cette violence signifie aujourd’hui.
La nature profonde de ces phénomènes reste floue. Fait tantôt culturel, tantôt social, la candidate pense traiter la question par une politique des moyens sans vision, sans penser en termes de structures, de dynamiques. Elle ne fera ainsi que gaspiller l’argent de la république sans résoudre aucun problème.
Madame Royal instrumentalise de ait la question de la violence. Autant
Titre IV du "Contre-Pacte Présidentiel"
Titre IV : La présidente de la sécurité sociale
Quel est le diagnostic de la candidate ? La sécurité sociale doit relever aujourd’hui deux défis majeurs selon madame Royal, premièrement l’accès au soins via la CMU et dans un second temps la question des retraites.
Selon elle, le problème de l’accès au soins relève d’une hausse du coût de la santé (qui peut s inscrire dans la hausse globale du coût de la vie) et dans l’égalité de tous devant l’accès aux soins. La question qui se pose d’emblée est de savoir ou se nichent les inégalités relatives à l’accès aux soins ? Sont-ce des inégalités territoriales ? Sociales ? Y a-t-il des tranches d’ages privilégiées aux dépend d’autres ? Madame Royal agite le spectre de l’inégalité mais ne la définit pas.
La deuxième question abordée, celle des retraites, semble plus importante. Elle occupe plus d’espace et inquiète donc d’avantage la candidate. Deux
Madame Royale se pose donc comme impératif de revenir sur le financement des retraites afin de le garantir, tout en en rendant les règles « équitables et légitimes ». Elle insinue donc que le travail de la droite depuis 5 ans a été inutile et qu’il faut absolument détruire les avancées accomplies même si elles vont dans le même sens qu’elle.
Le seul enjeu de ce titre est de stigmatiser la droite. Elle
La santé pour tous
Une seule question : Avant d’agiter l’épouvantail de l’injustice, de quelles inégalités parle t’on ? On retrouve là un procédé classique de la candidate qui brandit une menace sans la définir afin que chacun puisse y voir ce qu’il veut.
36 - Plan de prévention et de recherche sur les grandes maladies
C’est là un effet d’annonce jouant sur le paradoxe des politiques publiques. En effet, plutôt que de proposer un plan intéressant de financement de la recherche en général, la candidate propose de planifier cette dernière. De la même manière, elle souhaite lancer une vague de prévention contre les grandes maladies. Un seul problème, on ne peut planifier les avancées de la recherche et on fait tous les ans de la prévention contre le SIDA, les MST, les hépatites etc… Enfin si quelqu’un sait comment se prévenir de l’Alzheimer ou des maladies orphelines… De fait cette proposition n’avance rien de concret mais vise plutôt a sensibiliser les malades autour du projet socialiste. Bel exercice démagogique
37 - Le financement de l’hopital public
Il s’agit là d’une déclaration d’intention puisqu’elle s’engage sur une garantie sans préciser comment elle va effectuer ce financement. L’avantage de ce paragraphe est de permettre enfin de voir que les inégalités dénoncées sont d’ordres territoriales
Proposition 38 Créer des dispensaires
Il est assez paradoxal de voir la candidate réaffirmer l’égalité territoriale dans la proposition précédente et proposer maintenant la création de dispensaires pour les ruraux. S’agit-il bien d’égalité dans ce cas là ? La question qui se pose est celle du personnel médical. En effet si les médecins ne s’installent pas de plein gré en zone rurale va-t-on les mandater dans les dispensaires ? Rien non plus sur des systèmes éventuels de tournée médicales en campagne afin de pouvoir suivre au plus prés certaines personnes âgées isolées hors dans villes.
39 - La carte santé jeune
Cette carte permettrait la gratuité de la contraception féminine ainsi qu’un consultation gratuite tous les 6 mois. Autant l’idée de la gratuité contraceptive est bonne (encore qu’il faudra l’accord des groupes pharmaceutiques) autant celle de la consultation est une fausse bonne idée. Il faudra donc que le « jeune » attende 6 mois avant d’être malade pour que sa consultation lui soit utile. De la même manière, ce ne sont pas les populations les plus exposées. En effet, c’est surtout passé 50 ans que la consultation semestrielle devient impérative. On aurait tout aussi pu penser a un plan de dépistage gratuit du cancer du seins pour les femmes. Il s’agit donc là d’une fausse proposition.
40 -Renforcer la medecine scolaire et celle du travail.
S’agit il de reformer la structure de ces institutions afin de les rendre plus efficaces ou simplement d’injecter des crédits supplémentaires ? On pourrait pour commencer, attribuer ces taches a de vrais médecins et non a des infirmières et dans un second temps rendre ces derniers responsables seulement devant leurs hôpitaux et non devant l’employeur ou le chef d’établissement afin de garantir leur neutralité et leur pleine compétence (surtout pour la médecine du travail)
41 - Reaffirmer la CMU et sanctionner le refus de soins
Réaffirmer la CMU est une action « perlocutive ». Il s’agit seulement de le dire pour que cela soit fait. La proposition est donc déjà réalisée…Rien ne garantie néanmoins son efficacité ! Quand au refus de soins il convient de savoir de quoi l’on parle. Si l’on va voir un cardiologue pour un problème digestif il est clair qu’il ne vous soignera pas ! Mieux vaut donc améliorer le système de médecine référentielle en ciblant les consultations chez les spécialistes afin d’optimiser les soins plutôt que de sanctionner bêtement.
42 - Les allocations pour les handicapés
Même idée que pour les grandes maladies, il s’agit de glisser un mot en leur faveur afin de s’attribuer leur vote. En effet, cela peut être une bonne idée d’échelonner les allocations en fonction du degré d’invalidité, reste à savoir comment quantifier le dommage subit en fonction de la qualification de la personne. Comment
43 - La lutte contre l’obésité
Il s’agit de mettre en place un plan fondé sur la détection et une action sur la qualité de l’alimentation. La question reste de savoir comment ? Faut il que ce soit réservé exclusivement aux écoles ou aussi responsabiliser les grandes surfaces ? Dans quelle mesure associer les parents ? Rien n’est proposé en revanche pour développer les activités physiques à l’école et en dehors pour assurer un bon développement des enfants.
44 - Rétablir les moyens supprimés par la droite aux personnes en situation irrégulière
Véritable fleuron de ce titre, cette proposition agite et le spectre de l’injustice et celui d’une droite égoïste et crapuleuse. En effet, mieux vaut rétablir les moyens supprimés par le gouvernement si l’on accepte de voir ces gens s’entasser dans des squats insalubres en plein Paris. Il s’agit là de jouer sur le « pathos » de la triste situation de ces personnes et d’en rejeter la faute sur le gouvernement.
45 - Négocier avec les partenaires sociaux l’indépendance de la medecine du travail.
Comment négocie t’on l’indépendance ? Combien y a-t-il en fait, de formes d’indépendances pour qu’elles soient tant fonction du secteur concerné ? Il serait plus simple, plus rapide et plus efficace de confier ces taches à des médecins indépendants mandatés par les hôpitaux sur une base territoriale.
46 - Défendre l’acces aux soins dans les PED
Belle déclaration d’intention. Madame Royal veut tout simplement relancer le cycle de Doha et faire la loi aux groupes pharmaceutiques internationaux pour infléchir les règles du commerce international. Si elle s’estime plus compétente a ce sujet que Pascal Lamy, directeur de l’OMC , rien ne l’empêche d’aller sauver les baleines dans l’hypothèse d’un second mandat. L France n’a pas les moyens, seule, d’influer directement sur les décisions prises à l’OMC et qui ne concerne même pas les médicaments ! Les règles en cette matière obéissent à des logiques bilatérales, directement entre les états. Cela revient donc à prétendre vouloir faire de l’ingérence dans la politique commerciale américaine… belle tentative !
Sécuriser les retraites
Cela signifie en fait revenir sur le travail du droit dans ce domaine et revenir 5 ans en arrière là ou il faudrait approfondir encore la Loi votée en 2003.
47 - Large négociation avec les partenaires sociaux
Cette négociation doit parvenir a fixer un minimum de pension équivalent au SMIC, soit 1500 euros, revaloriser les petites retraites, prendre en compte la dureté du travail, favoriser l’emploi des plus de 50 ans, le financement des régimes spéciaux et le financement des retraites. Elle souhaite donc revenir sans le dire sur la loi actuelle du financement des retraites sous couvert d’une négociation avec les partenaires sociaux.
La pension minimale doit donc être au niveau du SMIC sans toucher aux régimes spéciaux et même en incluant le « travail familial » dans les conditions de départ à la retraite. La
La dépendance des personnes âgées
48- développer le maintien a domicile des personnes âgées.
Proposition assez floue, s’agit-il de les maintenir à domicile plutôt qu’en maison de retraite ou plutôt qu’à l’hôpital. Bien que l’objectif soit louable on reste encore une fois dans le domaine de la déclaration d’intention puisque aucun plan n’est prévu et aucune mesure concrète permettant d’atteindre un objectif encore indéfini ! Quid de l’aide à domicile, des tournées de médecins ou d’infirmières ? Rien de concret n’est proposé.
49 - Augmenter le nombre de place dans les structures existantes.
Pour ce faire elle insiste sur la formation du personnel et sa qualification. Jusqu'à preuve du contraire les infirmières ne fabriquent pas de lits et les médecins ne font pas de maçonnerie non plus. Autant il est nécessaire d’avoir du personnel bien formé, autant il faut bien se rendre compte que ces structures sont privées. Aussi, à moins d’une subvention, c’est la demande qui détermine la possibilité d’investissement à l’avenir et les possibilités de développement. Hors il est certain que la proposition 48 ne viendra pas favoriser cette idée, il y encore en effet contradiction dans les propositions de la candidate.
La présidente de la sécurité sociale est pleine de bonnes intentions, c’est le moins que ‘on puisse dire. Néanmoins elle ne se donne pas les moyens de ses ambitions et avance des promesses en totale contradiction avec les impératifs de finances publiques de l’Etat.
En outre ses propositions visent principalement à rassembler certaines franges de la population autour d’elle plutôt que de s attaquer aux racines des questions abordées. Elle favorise l’accès au soins des jeunes alors que ce sont les seniors qui en ont le plus besoin par exemple.
Enfin rien n’est prévu pour gérer la question des retraites et du rôle social que pourraient remplir les seniors. Plutôt que d’affirmer leur importance dans notre société, elle préfère les maintenir à domicile ou en maison de retraite confortablement installés avec une pension égale au SMIC. On aurait tout aussi bien pus les faire intervenir dans le cadre scolaire ou associatif par exemple. Cela aurait été sans doute un meilleur remède contre la « mort sociale » dénoncée par le PS.
Titre III du "Contre-Pacte Présidentiel"
Titre III : Présidente de la réussite éducative et culturelle
On s’accordera avec le PS quant au diagnostic de la situation du système scolaire. L’école ne dispose plus de son « aura », n’étant plus respectée car plus considérée comme un moyen d’intégration et encore moins d’ascension sociale. On ne peut donc plus s’étonner de la difficulté existante a inculquer les règles et autres normes fondamentales de notre société.
Le PS pointe tous les acteurs du doigt, autant les enseignants dont la formation sont à revoir que les parents qui ne s’associent pas assez au travail de leurs enfants. La structure même du système est mise en cause tant au niveau de la question de la carte scolaire que des ZEP.
Il est absolument scandaleux de penser que 150 000 élèves puissent sortir de l’école sans qualification. Tout le monde s’accorde sur ce diagnostic mais on ne peut qu’être révulsé de lire que « le temps de la réforme est arrivé » lorsque le PS a animé durant tout le mandat du gouvernement et notamment entre 2003 et 2005 la résistance contre les réformes de François Fillon. Lire que « l’école doit revenir sur ses fondamentaux » n’est pas sans rappeler le « socle commun » proposé par le gouvernement. Le constat est simple, soit il y a plagiat, soit il y a hypocrisie, peut-être un peu des deux au final…
« L’école doit tenir la promesse d’égalité scolaire », mais qu’est ce que l’égalité scolaire ? Notre république est fondée sur la méritocratie et non sur l’égalitarisme. Si il faut veiller à la constante promotion de l’égalité des chances, on ne saurait accepter de voir l’école « niveler par le moyen » l’avenir du pays sous le couvert du politiquement correct. Nous ne sommes pas tous égaux face au savoir mais il existe plusieurs formes de savoirs. Qu’il s’agisse d’activité intellectuelle ou manuelle chacun doit pouvoir trouver sa juste place dans la société.
Reconnaître la mission fondamentale des enseignants
22- Des Etats généraux de l’éducation sur le mode participatif
Il s’agit là d’une conférence visant a la négociation des conditions de travail et de recrutement des professeurs le tout sur le mode participatif. C’est donc sous le couvert de la démocratie que madame Royal compte laisser la réforme du statut de l’enseignant aux enseignants eux-mêmes. Bien qu’ils pourront discuter de leur retraite et de l’augmentation de leur salaire, en quoi cela peut il permettre de restaurer leur autorité dans la salle de classe, en quoi vont-ils être plus efficace ? Le mode participatif s’avère donc bien commode pour masquer le manque d’idée derrière la démocratie, c’est la méthode qui a aboutit à la rédaction de ce pacte. Il s’agit donc d’une déclaration d’intention à l’attention du corps enseignant sans réel objectif de réforme. Cette proposition fonctionne sur le mode du « Je parle un peu de vous, on va essayer de faire un truc démocratique pour réformer, mais on verra les modalités après l’élection », comme si le diable ne se cachait pas dans les détails…
Si la candidate reconnaît la mission fondamentale des enseignants dans l’aboutissement de sa campagne, on peut douter de la pertinence de cette proposition quant à l’objectif déclaré.
S’attaquer à l’échec scolaire à la racine
Question préalable, quelle est la racine, la cause de l’échec scolaire ? Aucune analyse n’est proposée, aussi on essaiera de déterminer la vison du PS à ce sujet a travers les propositions émises.
23-La scolarisation obligatoire des 3 ans et le service public à la petite enfance
La cause de l’échec scolaire réside pour le PS dans la structure de l’enseignement dans les classes maternelles. Donc plutôt que de proposer une refonte des méthodes ou des programmes, on préfère abaisser l’age de la scolarité obligatoire. Rappelons que la scolarité en suisse est obligatoire à partir de 6 ans seulement et que le taux d’illettrisme et d’échec scolaire est moindre qu’en France.
La question de la langue parlée est elle aussi importante, mais aucune précision n’est apportée quant à la méthode ou aux moyens qui peuvent être mis a disposition en vue de l’accomplissement de cet objectif. De même, qu’est ce que maîtriser la « langue parlée » à la maternelle ? Certains enfants ont besoin de plus de temps, d’autres moins et il faudrait au moins s’entendre sur un niveau d’expression, en terme de structures grammaticales et de vocabulaire à dominer pour l’enfant. Tout ceci reste donc assez flou.
Quid du problème de l’illettrisme ? Si l’UDF en a fait l’un de ses chevaux de batailles, le PS semble ignorer ce problème tout comme celui des méthodes de lectures. La candidate socialiste estime donc que la cause de l’échec scolaire réside dans le fait de ne pas maîtriser la langue à la maternelle… C’est pour cela que 150 000 élevas sortent du système sans qualification, comme quoi, « Tout vient de l’enfance » !
L’idée de service public de la petite enfance est tout aussi floue. Quels en seront les missions, les domaines d’actions ? S’agira t’il d’un service éducatif ? De protection ? De garderie ? Les trois a la fois ? Et surtout quels personnels et quels moyens ? Se service sera t‘il rattaché a l’école ou se situera t’il en dehors ? On reste dans l’obscurité la plus complète qui caractérise la déclaration d’intention.
Si Le ps veut s attaquer à l’échec scolaire à la racine, il ne fait rien pour endiguer celui qui existe déjà. Il faudra donc attendre au moins 10 ans pour faire un premier bilan soit accepter en attendant de laisser 1 500 000 personnes sur le carreau.
Réaliser la promesse d’égalité scolaire
Que faut-il entendre par égalité scolaire ? S’agit-il de réaffirmer l’égalité des chances de tous à l’école, de promouvoir les formations manuelles et techniques au même rang que celles plus abstraites ou de chercher à niveler les performances par le milieu et ainsi se priver des élites de demain ? Encore une fois on doit faire face à une formule cabalistique que chacun est libre d’interpreter comme il le souhaite.
24- Gratuité du soutient scolaire
Il s’agit là et il est important de le dire, d’une vraie bonne idée. Chacun devant pouvoir disposer des même chances à l’école, il est normal que l’éducation nationale propose des heures de soutient afin de proposer une alternative publique aux cours privés. Il reste néanmoins a savoir qui fera office de « répétiteur », s’agira t’il des mêmes professeurs ou d’étudiants ? Pas de précision là-dessus
25- Les élèves par classe
Vouloir limiter le nombre d’élèves dans les petites classes est une bonne idée. Mais vouloir attribuer des dotations supplémentaires aux etablissements en fonction des élèves en difficulté est il bien nécessaire ? La cause de l’échec scolaire n’est pas que nos enfants manquent de cahiers. En revanche on peut inciter par ce biais certains établissements à laisser de coté certains élèves afin de conserver des subventions plus importantes. Peut être serait-il préférable d’approfondir la limitation du nombre d’élever par classe en l’étendant à toutes les écoles et dans toutes les classes de la primaire. De
26- La révision de la carte scolaire
L’enjeu de cette proposition est de lutter contre la « ghettoïsation » de certains quartiers et notamment des banlieues en favorisant la mixité sociale par la mixité scolaire. Ainsi la révision de la carte scolaire doit permettre la création d’un réseau d’éducation prioritaire centré sur les élevas plutôt que des ZEP orientés autour des établissements.
Cette proposition pose deux problèmes. Qu’en est il dans un premier temps de cette révision de la carte scolaire ? Promise depuis bien longtemps par la candidate, elle n’en dit pas les modalités. S’agit il d’une réorganisation géographique des zones proposant un choix plus large au parents ou une suppression pure et simple au moins dans certaines zones ciblées ?
Dans un second temps on ne peut que s’interroger au sujet des REP. Est il question de faire disparaître les ZEP ? Rien non plus sur l’organisation, les moyens et les objectifs de ces réseaux. Tout ça reste très flou.
L’enjeu social est important mais ne semble pas prendre en compte la liberté des parents dans le choix de l’établissement. De fait, la réorganisation de la carte n’a pour but que de masquer le manque profond de mixité sociale dans nos villes. Le fossé entre les quartiers serait ainsi occulté par la mixité artificielle des écoles encore qu en faisant jouer la concurrence entre écoles par la suppression on ne fait que continuer de dresser « bons » et « mauvais » établissements les uns contre les autres. Cela ne fait que dénoter l’absence d’une vraie politique de la ville chez la candidate qui serait susceptible de résorber le fossé social. De plus, le REP, en se centrant sur l’élevé ne fera que le stigmatiser lui plutôt que son établissement. S’il vaut mieux sacrifier l’image des élèves a celle des écoles selon le PS, une telles politique ne peut que fragmenter les inégalités sans toutefois les résorber.
27- Renforcer la présence des adultes
L’autorité semble faire défaut dans notre société aujourd’hui et notamment à l’école. L’idée est de la rétablir par le renforcement de la présence des adultes dans les écoles et même au sein des classes. Deux questions se posent.
De quels « adultes » parle t’on ? S’agit il d’emplois jeunes ? De surveillants ? De policiers ? De militaires ? De retraités ? De personnels sociaux ? Rien n’est précisé à ce sujet. Mais plus important, quid de la présence d’un deuxième adulte dans la classe ? Cela ne conduirait qu’à ôter au professeur la crédibilité qui lui reste devant ses élèves. Il s’agit là d’un « flicage » sans policiers qui ne saurait rendre aux professeurs la confiance qu’ils ont perdu.
28- L’implantation de CPGE en banlieues
Il s’agit là d’une mesure absolument ridicule qui témoigne d’une profonde méconnaissance du système des CPGE. Il s’agit de classes spéciales préparant aux grandes écoles. Elles sélectionnent sur dossiers et non sur critères sociaux sans qu’il y ait aucune sectorisation. Les inégalités entre élèves face à la sélection sont le fruit d’une inégalité des moyens et non des talents. Aussi créer des classes en banlieues pour ces populations ne peut que les conduire a se cloître toujours un peu plus dans leurs quartiers ce qui est en contradiction avec la proposition précédente.
Aussi, s’il faut favoriser l’ouverture de nouvelles classes prépa, il faudrait veiller à le faire en partenariat avec les universités tout en veillant à développer en amont les aides et les soutiens aux étudiants de banlieues en vue de la présentation de leur candidature à ces classes. C’est là le meilleur moyens de relancer l’ascenseur social en banlieue tout en veillant aux impératifs d’équités entre les quartiers sans pour autant marquer ces étudiants au fer rouge.
29- Les emplois parents
Question fondamentale, qu’est ce qu’un emploi parents ? Est-il question d’emplois pour les parents ou de développer des emplois autour du secteur parental ? La candidate lance ici un mot, une idée sans la définir, chacun met donc derrière ce qui lui plait. Quoi qu’il en soit, cette proposition s’attache à la restauration de l’autorité parentale via la création « d’écoles de parents ». Il est intéressant de voir qu’il est nécessaire de « refaire » l’éducation des parents ! Est-ce là une forme de procès larvé contre mai 1968 ? De fait cela ne peut que discrediter les parents plus que leur rendre service. Les renvoyer à l’école c’est tout bonnement les pousser a reconnaître une certaine forme «d’incompétence" devant leurs enfants. Quel respect peuvent-ils espérer après cela ?
Si une politique de fond est nécessaire, elle ne saurait prendre une forme aussi caricaturale et stigmatisant. S’il doit y avoir du soutient parental, il doit être personnalisé et rester informel.
Pour autant, bien au delà de ces questions pratiques se dessine un débat de fond que contourne le PS : comment les parents doivent-ils éduquer leurs enfants ? La question est sous jacente mais n’est pas abordée de front, de même que la critique des idées de mai 68.
30- La loi de programmation des universités
Cette loi vise à restaurer la place et la qualité de l’enseignement supérieur en France. Ainsi elle prévoit une augmentation de la dépense par étudiant afin de l’établir à la moyenne de l’OCDE, tout en garantissant l’autonomie et le financement des universités par les Régions.
Il s’agit là du résultat d’un mauvais diagnostic, d’une observation biaisée du supérieur en France. Le problème de l’université est triple, elle manque de moyens, de crédibilité, de débouchés. Dés lors le moyen le plus certain et le plus efficace pour réformer ces enseignements seraient :
1) D’associer les universités avec les entreprises avant les régions. Le mécénat ne peut que permettre de faciliter le financement des facultés tout en favorisant les débouchés et la professionnalisation par les stages.
2) De mettre en place une forme de sélection à l’entrée de l’université. La sélectivité à l’entrée est plus acceptable que l’écrémage sauvage par les examens et permettrait de réaliser des économies substantielles par étudiant en limitant ainsi des réorientations évitables
3) D’associer les CPGE et les grandes écoles aux universités afin de faciliter aux étudiants l’accès à des formations diversifiées tout en renforcent la crédibilité des établissements par la présence de ces pôles d’excellences.
4) De regrouper les université entre elles afin de développer la collaboration en matière de recherche, mais aussi en recherche appliquée par une connection plus grande avec les entreprises.
Sous couvert d’une politique aveugle des moyens, la candidate occulte ces 4 grands défis auxquels nos universités doivent faire face.
31- Le service public d’orientation
C’est assez triste à dire mais de tels services existent déjà ! Pour autant il est important de développer ces services, l’orientation avant le début des études est fondamentale, le PS a raison de le préciser. Il est important de renseigner sur les débouchés mais également sur les chances de réussite dans la filière sans une solide motivation. La sélection doit être assez souple pour ne pas écarter les étudiants les plus motivés qui n’auraient pas eu les résultats requis au préalable. Aussi, s’il faut penser orientation il est tout aussi important de penser réorientation et surtout dans les premiers cycles. Il y a là un vrai travail à faire.
32- L’allocation autonome
Cette mesure est difficile à évaluer dans la mesure ou aucun chiffre n’est disponible. On ne sait pas de quoi il s’agit, aucun montant moyen n’est disponible. Il est certain qu’il y a une différence entre payer un coup a boire a la jeunesse en lui donnant 50 euros et lui permettre de se payer un logement.
Le fond de la question n’est pas là. Cette mesure vise à retenir les étudiants le plus longtemps hors du marché du travail pour juguler le chômage en cas de faible croissance. Aussi on accepte d’emblée de former des générations d’assistés sans aucune motivation au travail. Le trait est certes forcé mais il semblerait préférable de développer les bourses tout en les modulants sur le critère du mérite, voire de la progression de l’élevé ce qui constituerait une véritable incitation au travail sans pour autant retenir les étudiants à l’université.
33- ???
C’est là une proposition à l’opacité héraclitéenne. De quoi s’agit-il ? Quel est l’objet de ce chantier ? Quel en est l’enjeu ? Quel est son lien avec les questions d’éducation ? La candidate propose de réfléchir à la cohésion et l’insertion sociale… mesure assez intéressante…Est-ce là une façon comme une autre de dire que le PS va prolonger l’action de Borloo ? La proposition est trop lacunaire pour pouvoir faire l’objet d’un commentaire de fond.
34- Soutenir la création
Une fois de plus, nous voilà face à une déclaration d’intention. Il s’agit de la simple promesse de soutenir une politique culturelle. Rien n’est précisé sur la nature de ce soutien à l’emploi culturel, sur les types de contrats ou de manifestations. Cela revient au même que de se déclarer en faveur de la paix dans le monde, ce n’est pas une vraie proposition.
35- Le développement de l’enseignement artistique
Il est vrai que nous sommes en manque de créatif, que le pays accuse un déficit artistique terrifiant. Alors que l’analphabétisme se pose chaque jour comme un enjeu de fond, que les filières scientifiques ou le pays excelle sont délaissées, madame Royal nous propose d’apprendre à jouer de la flûte.
Bien que ce ne soit pas la question la plus prioritaire qui soit, le partenariat Régional est ici un choix judicieux tant pour l’entretiens des équipements et des locaux que pour le recrutement des personnels. On ne peut d’ailleurs que s’étonner de voir à quel point le PS semble soulagé de trouver un emploi aux intermittents et aux étudiants.
Si l’école doit revenir à ses fondamentaux, retrouver son autorité, et relancer la mobilité sociale, il faudra bien plus que les mesures annoncés par madame Royal. En effet, là ou elle ne conduit pas au discrédit de facto de l’autorité et des parents et des enseignants, elle ne semble pas prendre la mesure des réformes structurelles nécessaire au développement d’un enseignement de qualité dans le pays.
L’égalité scolaire s’apparente plus derrière le remaniement de la carte scolaire à la stigmatisation des élevés en difficulté qui de toute manière auront le temps de prendre acte de leur condition dans la mesure où ils seront tenus le plus longtemps possible en dehors du marché du travail. Le PS ne fait aucun diagnostic des causes de l’échec scolaire et ne s’attaque qu’à ses symptômes et encore de façon partielle.
Enfin aucune réforme de fond, ni des programmes, ni des structures n’est annoncée. La politique des moyens semble l’emporter sur le redéploiement des ressources notamment à l’échelon universitaire qui reste isolé des entreprises et de la recherche. Si
03 mars 2007
Titre II du "Contre-Pacte Présidentiel"
Titre 2 : « Présidente du pouvoir d’achat garanti »
L’idée même d’un pouvoir d’achat « garanti » est intéressante. Quoi de plus confortable que d’imaginer un Etat omnipotent et tutélaire qui aurait a loisir de gérer le bien être et le bonheur de sa population ! Le pouvoir d’achat est fonction de la richesse de
D’après madame Royale, les causes de cet état de fait à l’origine du malaise social qui ronge le pays est du a des causes diverses. Elle incrimine l’introduction de l’euro ce qui témoigne soit d’un opportunisme politique de grande classe soit d’un euro scepticisme primaire ou encore d’un manque flagrant de maîtrise de la question européenne mais après tout il est toujours bien aisé de taper sur la banque centrale. La deuxième de ces causes est selon elle l’augmentation de la fiscalité locale. Accusation bien maladroite lorsque l’on prône dans la page précédente l’approfondissement de la décentralisation et par conséquent l’augmentation des impôts locaux. Le problème de l’énergie reste en revanche une cause fondamentale de la vie chère et la candidate a raison de préciser ce point que personne encore n’avait remarqué. Elle pointe pour finir le manque de concurrence qui empêcherait un ajustement des prix par le bas. Le fait est que ces considérations générales sur la concurrence ne peuvent être recevable que si elles s’inscrive dans une analyse sectorielle mais faute de précision on peut d’emblée relever la critique faites aux entreprises, comme si les cartels et les ententes oligopolistiques étaient généralisées a toute une économie orchestrée par un groupe de grandes multinationales prenant un plaisir malsain à ecraser la population.
Madame Royal met l’accent sur la question du logement qui a récemment été portée à l’agenda par la pression associative. Cette question est d’emblée considérée comme relevant de la culpabilité cumulée des propriétaires qui louent trop chers (d’où l’idée d’un service public de la caution), et des maires qui n’appliqueraient pas
La candidate socialiste met ensuite en relief le problème du surendettement qui touche prés de 11000 familles aujourd’hui. Les fautifs désignés sont les organismes de crédits et les banques via l’usage de
Aussi, la cause principale de la faiblesse du pouvoir d’achat est pour le PS la stagnation des salaires. Cela implique donc d’après ce programme une implication accrue de l’Etat. Or on semble oublier que l’augmentation ou non des salaires dépendent de la répartition de la valeur ajoutée au sein des entreprises. Donc plutôt que d’inciter les entreprises à une répartition plus équitable dans la rémunération du capital et du travail, la candidate préfère pointer les heures supplémentaires du doigt. Elle contribue à dresser par le biais de l’intervention de l’Etat, les salariés contre l’entreprise en vue d’une garantie artificielle du pouvoir d’achat.
La question des retraites est elle aussi abordée mais de manière assez superficielle dans la mesure ou bien que madame Royal pose l’augmentation des petites retraites comme une priorité, elle ne se prononce pas sur le financement d’une telle réforme qui impliquerait si elle se tient a son engagement vis-à-vis de la dette a prolonger
Les enjeux sont donc clairs pour le parti socialiste, la garanti par l’Etat du pouvoir d’achat doit contribuer a lutter contre la vie chère (lapalissade), a remédier a la stagnation des salaires, a élargir le champs des prestations sociales et enfin a garantir l’accès au logement pour tous.
Elle met donc en avant 7 propositions en vue de la définition d’une politique de garantie du pouvoir d’achat :
7-Augmenter les salaires
Porter le SMIC à 15OO euros fait partie des propositions phares du projet socialiste. A l’initiative de Laurent Fabius, ce projet, derrière sa générosité ne semble pas prendre en compte ni la nature de la définition du salaire au sein de l’entreprise, ni l’impact économique d’un revenu minimum trop élevé. Le niveau des salaires appartient aux modalités de partage de la valeur ajoutée au sein des entreprises. Bien que depuis les années 1990, ce partage soit réalisé au profit des entreprises, il ne faut pas oublier que c’est là la clé de la capacité d’une entreprise à investir. Une augmentation du niveau du SMIC a hauteur de 1500 euros coûterait prés de 3 milliards d’euros à l’Etat. Cela reviendrait d’après l’économiste Jean Arthuis à augmenter le coût du travail de 25%.
L’impact économique est double. Il s’agit d’abord d’une inflation par les coûts. En augmentant le prix horaire du travail plus rapidement que la croissance des gains de productivité, on augmente artificiellement les coûts de productions. Les entreprises sont donc moins incités a embaucher et si elles embauchent ce sera au détriment des personnes les moins qualifiées. On risque donc a terme de réduire l’activité et la création d’emplois. La seconde conséquence se traduit par une possible inflation de
Le projet d’une conférence nationale n’est pas en soi une mauvaise idée. Encore aurait-il fallu décrire cette idée plus en profondeur. En effet, une telle conférence n’a d’insert que si elle s’adresse aux branches, aux secteurs particuliers de l’économie. Quoi de commun entre une « industrie automobile languissante et une industrie pétrolière qui ne sait même plus quoi faire de son argent » d’après Jean Arthuis ? Qu’en sera-t-il du mode d’organisation ou même des mesures qui y seront prises ? On oscille entre la simple conférence réflexive et l’exhibition syndicale (MEDEF compris).
L’imposition unilatérale d’une augmentation des salaires ne résoudra pas le fond du problème. Si les salaires stagnent c’est que les entreprises n’ont pas confiance. Chercher à les pénaliser d’avantage en les rendant responsable de ce triste état de fait ne reviendrait qu’à creuser notre propre tombe.
8-Revaloriser les petites retraites et les allocations aux personnes handicapées
La candidate pose comme première priorité à une nouvelle réforme des retraites la revalorisation a hauteur de 5% des « petites retraites » soit celles des agriculteurs, des artisans, des veuves et plus généralement de tous ceux qui subsistent avec le seul minimum vieillesse. Dans une France ou la population vieillit, la première des priorités ne serait elle pas plutôt de trouver les ressources financières suffisantes en vue de sauvegarder un régime viable de retraite ? Faudra t’il réformer les régimes spéciaux des retraites afin de les porter a la même durée que les retraites du privée ? Faudra t’il encore prolonger la durée de cotisation ? Où allons nous faire porter le financement de la retraite sur la dette ?
On pourra porter la même critique à l’egard de la neuvième proposition. Il est tout a fait louable de vouloir augmenter de 5% les allocations relatives aux personnes handicapées, la seule question est celle du comment ? Quels fonds ? Comment financer une telle allocation ?
10-Doubler les allocations de rentrée
Le coût des études augmente d’année en année et se fait de plus en plus pressant tout au long de
11-Réduire les coûts bancaires
Les banques sont ici considérées, après les entreprises, comme les principaux boucs-emissaires, comme les responsables du surendettement de certains ménages. Le fait d’imposer une facture suite aux pénalités bancaires est une bonne idée, encore qu’il ne faudrait pas qu’a l’impératif de transparence se substitue une vraie chasse aux sorcières a l’encontre des établissements bancaires qui , rappelons le, font avant tout leur travail.
Il est certain qu’il est nécessaire de prévenir le surendettement. N’oublions pas pour autant que si les organismes de crédits existent c’est du fait d’une réelle demande des ménages, ne sous estimons pas la responsabilité personnelle. Les salaires stagnent du fait du manque de confiance des entreprises dans l’avenir, aussi le seul recours pour certains ménages est de recourir à certains types de crédits pour obtenir certains biens de consommations tels qu’une voiture par exemple. La première cause du surendettement est le chômage. Près du tiers des dossiers traites par la banque de France sont lies à ce phénomène. Aussi, il n’y a pas de surprises. Pour lutter contre le surendettement il faut lutter contre le chômage, pour ce faire il faut créer de l’activité et il n’y en aura pas tant que l’Etat s’acharnera à s’attaquer aux entreprises.
De la même manière on ne saurait accuser les banques de faire du profit. Il n’est pas inutile de se rappeler que le secteur bancaire représente 4,5% du PIB en France et qu’il permet près de 40 000 embauches par an même dans les secteurs dits « sensibles ». La première manière de lutter contre le surendettement outre le fait de recréer de l’activité pour donner aux ménages les moyens de consommer serait de responsabiliser les personnes et de réglementer l’accès au crédit tout en proposant des solutions adaptées a chacun, du micro crédit au crédit bancaire classique. Enfin, il conviendrait d’uniformiser les plans de désendettements à l’échelon national tout en créant un fichier interbancaire permettant de contrôler le nombre de crédit contracté par un particulier.
12-Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie
On continue dans la lancée avec une nouvelle augmentation d’allocation. On a déjà fait référence aux problèmes de financements de telles mesures et à l’idée que cela contribue à une croissance de l’assistanat et aussi a l’illusion d’un véritable pouvoir d’achat effectif.
Madame Royal s’engage a faire construite 120 000 logements sociaux par an soit 600 000 sur 5 ans. N’oublions pas que l’actuel déficit de 200 000 logements sociaux en France s’explique en partie par la faible construction de ces dits logements lorsque la candidate était ministre du logement. Pour autant l’idée est là et s’avère nécessaire, soit. Quel rapport neamoins avec le livret A ? N’est-il pas paradoxal d’inciter la population à l’épargne alors que la hausse des salaires prévue plus haut doit servir à relancer la croissance par la consommation ?
Le parti socialiste s’engage dans un second temps à veiller à l’application de
L’accès au logement apparaît bel et bien comme une priorité dans l’action de
13-Mise en places de différents indices de prix.
Il existe déjà de nombreux indices permettant de mesurer le pouvoir d’achat des ménages en prenant compte ou non l’inflation. Il est également possible de moduler ces indices suivants diverses variables permettant ainsi de rendre compte du niveau de vie d’un « rmiste » ou d’un « smicard ». Il existe même un institut spécialisé dans ces questions, il s’agit de l’INSEE. Belle proposition rhétorique.
La politique de lutte contre la vie chère via la garantie par l’Etat du pouvoir d’achat des ménages s’avère n’être qu’une mise en scène de politique économique. En effet, bien qu’attrayantes de prime abord, les différentes mesures présentées ne font que s’attaquer à différents aspects isolés du problème. Le fond de la question du pouvoir d’achat et de ses ramifications dans les problèmes du logement et du surendettement tient à la faiblesse de la croissance de notre économie pénalisée par les archaïsmes de notre système d’aide sociale.
La lutte artificielle de l’Etat contre la faiblesse du pouvoir d’achat ne peut conduire qu’a un manquement aux règles du pacte de stabilité et par conséquent à une stabilisation de l’euro. De plus on ne peut que constater l’absence de politiques d’incitation de l’Offre. A l’inverse, le PS mise sur une relance de la Demande via la consommation de ménages par la multiplication d’allocations diverses. On ne peut donc que s’attrister du manque de confiance exprimé par madame Royal à l’ encontre entreprises mais aussi des banques.
20 février 2007
Titre I du "Contre-Pacte Présidentiel"
Titre I : "Présidente de la confiance retrouvée"
Quelle est la différence entre des réformes structurelles et des politiques macro économique?
La différence est simple en réalité : plutôt que d'agir via les instruments de l’état dans la sphère civile, Madame Royal compte imposer systématiquement ses réformes par voie législative. Madame Royal déclare être obligée d’employer la voie législative car la dette l‘empêche de mener une politique de relance macro économique, or on sait déjà que Madame Royal va proposer des mesures de types keynésiennes.
Madame Royal se pose trois impératifs dans ce titre préalable :
1) L’emploi de la voie législative comme moyen d’action privilégié
2) Respect des finances de l’état (financement et gestion)
3) Décongestion de l'économie
Ces 3 impératifs sont contradictoires entre eux :
-Comment va t on décongestionner l’économie sans recours à une politique macro-économique?
-Comment va-t-on rétablir les finances de l’état si cette première question ne trouve pas de réponse?
Le retour de la confiance dans l'entreprise et aussi dans la recherche, mais plus largement dans toute la société, passe selon Madame Royal par la stimulation des entreprises et le soutien des petites et moyennes entreprises (PME), le retour de l’investissement, le développement de la recherche, la formation professionnelle contre la sous qualification et une dépense publique plus efficace. Cette confiance une fois rétablie doit permettre une politique de développement durable, la maîtrise de la dette publique, la maîtrise de la mondialisation, le partage des richesses et donc la réconciliation des français avec les entreprises et l'Etat.
Que les français reprennent confiance dans leur entreprise soit. Mais comment cette confiance qui est un lien entre les français et leurs institutions peut-elle parvenir à "maîtriser" la mondialisation, à "sauver l'environnement" et à juguler la dette?
Pour cela, la candidate met en avant 6 propositions en vue de retrouver cette confiance :
1-Investir dans la recherche.
Investir dans la recherche est une intention plus qu'honorable, c'est un impératif à la survie de notre économie. Les objectifs qu'elle se pose sont louables mais inadaptés et insuffisants. D'après le quotidien « Le monde » du 14 février 2007, le coût du projet de Madame Royale en matière de recherche est de 7 milliards d'euros sur cinq ans, celui de Monsieur Sarkozy s'estime autour de 10 milliards. La recherche étant fondamentale on ne s'étonnera pas du montant important de ces chiffres. Aussi nous sommes forcés de constater que l'effort de Monsieur Sarkozy est plus conséquent que celui de Madame Royal.
Outre l’insuffisance de ce projet en termes matériels, il apparaît inadapté et donc inefficace dans sa structure même. En effet, alors qu'il s'agit de rétablir la confiance où est le partenariat avec les entreprises afin de financer la recherche? Il suffit d'observer la manière dont l'administration Clinton a géré sa politique de recherche dans les années 90 pour se rendre compte de l'efficacité des principes de la croissance endogène, soit celle issue de la recherche co-financée par le secteur privé. Aussi, plutôt que de permettre de soulager l'effort public pour la recherche tout en ouvrant cette dernière à des fonds plus important par un financement de la recherche pure par les entreprises, Madame Royal préfère une simple réorganisation de l'assiette des aides aux entreprises afin d'améliorer la recherche appliquée (celle menée au sein des entreprises). Cela a deux conséquences. Premièrement la réorganisation de l’assiette des aides aux entreprises au profit de la recherche revient statistiquement à baisser les aides relatives aux autres domaines concernés. Dans un second temps, cela revient à cloisonner les différents modes de financement de la recherche en France. L'Etat en devient le seul intervenant, où est la confiance?
2-La politique industrielle doit préparer l'avenir et réduire le risque de délocalisation via la création d'une agence nationale de réindustrialisation.
Cette proposition s'avère aussi faible que vague. Qu'est ce qu'une politique industrielle qui ne s'inscrit pas dans un plan macro-économique global? On ne peut agir profondément sur le secteur secondaire en France par la seule voie d'une reforme structurelle soit modifier le droit relatif aux entreprises. Elles peuvent avoir des droits plus larges, si leurs coûts sont trop élevés, elles n'auront pas de débouchés, et donc pas de clients. Là où il faudrait investir massivement dans le secteur public pour relancer l'industrie, elle propose la création d'une agence de réindustrialisation ; or on ne connaît ni ses attributions, ni ses moyens d'action, ni son organisation et encore moins son plan de réindustrialisation. Dès lors nous avons peu de chances de retenir les entreprises.
Enfin, il conviendrait de ne pas confondre délocalisation et réindustrialisation. Le fond de la question industrielle est une affaire de coûts de production : si les coûts sont trop élevés, on ne peut reprocher à une entreprise de vouloir faire baisser ses coûts de productions pour rester compétitive. Cela nous renvoie donc fatalement à la première question, a savoir qu'est ce qu'une politique industrielle ne s'inscrivant pas dans un plan macro-économique global?
L'outil de l'agence, s'il existe et s'il est efficace, s'avère inadapté. Il ne prend pas en compte la possibilité pour l'Etat d’offrir des chantiers aux entreprises ou régions industrielles en difficultés; de même, l'agence ne permettra pas aux entreprises de baisser leurs coûts de productions qui sont liés, rappelons-le, aux niveau des charges et au coût du travail sans oublier le taux d'intérêt.
En outre cette agence, puisqu elle traite de la question de la réindustrialisation ne saura cibler ses actions en fonctions des industries concernées. En effet, il y a un gouffre conséquent entre le fait d'offrir des débouchés à la production de puces électroniques et le maintien de la production de « charentaises » dans les Deux-Sèvres par la distribution gratuite aux lycéens desdites pantoufles...
3-Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leurréservant une part dans les marchés publics
Il s'agit ici de soutenir les PME. Elles représentent plus de 80% du tissu économique du pays, il est fondamental de les soutenir. Or, plutôt que de chercher à décongestionner ces entreprises par une baisse des charges et une flexibilisation du droit du travail, la candidate propose, afin de soutenir le gros corps de notre économie, de faciliter leur participation aux marchés publics. Où est la confiance?
Il s'agit là d'un soutien aussi limité qu'artificiel. Les marchés publics dans leur totalité ne sauraient suffire au soutien de l'activité économique de la quasi totalité des entreprises du pays. On ne recrée pas d'activité économique, on la met en scène de la même manière que la croissance espagnole reste maintenue par les travaux publics. (On rappellera au passage que Madame Royale s'est engagée sur l'efficacité de la dépense publique.) Une telle participation des entreprises existe déjà, une telle agence est inutile puisqu'il suffit aux collectivités locales de publier des appels d'offres publiques à destination des PME de leur région.
4-Donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
Afin de promouvoir l’investissement, qui, rappelons le, est fondamental a la croissance de l’économie, Madame Royal propose de baisser ou d’augmenter le taux d’imposition des sociétés selon l’empli fait par ces dernières de leurs bénéfices. Le taux baisse si les entreprises investissent, il augmente si les entreprises rémunèrent leurs actionnaires.
Il convient de rappeler premièrement que l’investissement n’est pas un préalable au retour de la confiance mais la conséquence de cette dernière. Sans confiance des entreprises dans la conjoncture c'est-à-dire dans la demande anticipée et dans le niveau des taux d’intérêts, il n’y a pas d’investissements.
Cette proposition vient directement stigmatiser les grandes entreprises, on ne peut que s’étonner d’ailleurs de l’amalgame réalisé entre les grandes entreprises et les PME puisqu’en effet, jusqu'à preuve du contraire, toutes les entreprises ne financent pas leur capital par l’actionnariat. Aussi, pourquoi sanctionner les entreprises qui distribuent des dividendes ? Il s’agit en effet de la juste rémunération de leur capital qui n’existerait pas sans l’appui des actionnaires. Les dividendes ne sont donc pas un obstacle à l’investissement mais une condition de confiance dans sa réalisation. Quel est l’actionnaire potentiel qui prendra le risque d’investir s’il n’est pas garanti en retour d’être rémunéré à la hauteur de son investissement ?
Cette proposition tient donc plus du dirigisme fiscal que de l’incitation à l’investissement tant elle s’attaque aux entreprises en montant les opinions contre une image galvaudée, celle du « grand capital » honni.
5-La sécurisation du parcours des jeunes créateurs
Cette proposition est vague. Le lecteur fait face à un catalogue d’action ne permettant pas la définition d’un plan d’action précis. Comment avoir confiance dans un cadre que l’on ne connaît pas ?
De quel type de simplifications s’agit il ? Simplifications administratives ? Fiscales ? Dans quel délai ? Une seule certitude, le cible : les jeunes créateurs. Faut il y voir là un délit de « jeunisme » ? Jusqu’à quel age peut on créer une entreprise avec l’appui de l’Etat ?
Qu’en est-il des « ateliers de créations » ? Aucune définition tant sur l’intention que sur la structure et l’organisation. On peut objecter la même critique à l’égard de la question de la protection sociale des entrepreneurs. Elle en souligne l’importance sans préciser les reformes qu’elles compte réaliser. De la même manière, le « mécanisme de cautionnement mutuel » semble tout aussi obscur que celui qui fait fonctionner ma télévision.
6-Réformer l’Etat
Qu’est ce qu’une « décentralisation aboutie » ? Faut-il voir derrière cette formule le transfert aux régions de certaines prérogatives de l’Etat central ? Où plutôt une superposition entre l’administration nationale et les administrations régionales ? Dans ce cas de figure, l’euro dépensé ne sera pas forcément un euro utile. Bien que très confiante dans l’administration, n’oublions pas que la candidate s’est engagée sur la dette (Peut-être faut-il rappeler ici que les enseignants ont manifestés en 2003 contre la décentralisation de l’enseignement.).
L’amélioration du service public via l’emploi de l’informatique et de l’Internet est une proposition rhétorique, cela s’inscrit dans l’évolution même des différents services de l’état. Il y aurait autant de mérite à pronostiquer la possibilité d’un jour de pluie sur toute la durée du mois de mars.
Il semblerait ainsi en conclusion de ce premier titre que la candidate socialiste ait une définition bien particulière de l’idée de confiance. En effet, l’outil de la réforme structurelle est inadapté du fait même que l’on n’instaure pas la confiance par décret. De la même manière, on ne rétablit pas la confiance en dressant les salariés contre une image erronée du monde de l’entreprise et en proposant un catalogue irréalisable de mesures isolées ne s’inscrivant pas dans un plan d’ensemble. Mais puisqu’il s’agit des remontées des débats et que le peuple a toujours raison…
Annonce du "Contre-Pacte Présidentiel"
Le Contre-Pacte Présidentiel
Rédigé par le FLAS (Front de libération anti-Ségolène)composé d’étudiants de formation économique et juridique
Suite à l’annonce par Madame Royal, le 11 février 2007, de son soi-disant « pacte présidentiel », il nous est paru indispensable de réagir, en adoptant un point de vue objectif, pour faire apparaître le manque de crédibilité et l’incohérence du programme de la candidate socialiste aux élections présidentielles. Ainsi, nous adopterons la même logique que Madame Royal pour exposer notre opinion, en critiquant chaque aspect du pacte présidentiel (d’où l’intitulé de notre exposé), et cela dans l’objectif d’apporter notre soutien à Monsieur Sarkozy dans sa campagne présidentielle.
Notre action se déroulera sur 2 phases :
1) La rédaction d’un contre-pacte mis en ligne via notre blog
2) L’action dans le cercle relationnel afin de limiter le vote PS
Cette action doit être régulée par 2 principes clés :
1) Le combat vise à la défense des intérêts de la France et de la république donc il faut lutter contre le PS mais aussi contre l’extrême droite
2) La critique doit être rationnelle et mettre en évidence la démagogie, l’opportunisme, les incohérences et les lacunes des propositions analysées dans leur contexte économique, social, géopolitique, juridique etc...
Critique introductive :
Il y a un paradoxe entre l’idée même de pacte et la manière dont il a pris forme. L’idée de pacte impose une vision ; cette vision détermine un principe d’action, une exigence dans l’action qui doit être respectée afin que le pacte soit valide. Il s agit d’un engagement moral, or le « pacte » de Madame Royal correspond à une "synthèse" : la synthèse des conclusions des différents débats participatifs organisés. Il s agit grosso modo d’adresser ses doléances à la « reine » afin qu'elle s’engage à les exaucer dans l’hypothèse où elle serait élue. Il n'y a donc pas de vision fondatrice, et pas d’exigence dans l’action. Ainsi, il n’y a donc aucune garantie des réalisations des propositions. Dès l introduction, nous sommes dans de la pure démagogie. Il ne s’agit donc pas d’un pacte.
Projet de "Contre-Pacte Présidentiel"
Chers visiteurs, Nous tenons à vous informer que nous sommes actuellement en pleine rédaction d'un "Contre-Pacte Présidentiel", dans l'objectif de lutter contre Madame Royal, ou tout au moins dans le but de révéler les imperfections de son programme. Ainsi, au moins une fois par semaine, nous publierons notre critique concernant une partie du projet de Madame Royal. Vous pourrez alors nous faire part de vos observations en laissant des "commentaires" Bonne journée L'équipe du FLAS